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US Tour Day 9 @529- Atlanta

(ENGLISH BELOW)

Aujourd’hui le report s’écrit dans le van, il est 06h57, c’est le jour du seigneur et on est tous dans le van en route vers le dernier concert de cette tournée.

Hier, on savait que la route serait longue mais ça ne nous a pas empêché de nous en étonner tous les 100 miles. Ok. On a fait un détour d’une heure pour voir la côte et la mer qui va avec. À 5000 kilomètres de chez nous nous voilà en connection hydro-spatiale immédiate avec La Tranche Sur Mer. La plage ressemble à une plage mais pour certains le bain ressemble à un bon bain de mer en caleçon aussitôt défroqué, aussitôt baqué. On a même eu la chance de voir un dauphin. Tout du moins son aileron. Un peu comme le loup dont on ne voit que la queue.

Comme il ne manquait plus que ça à l’éventail des saloperies qui jonchent le sol du camion, on ramène du sable et on démarre notre périple. C’est Charly qui prend le volant. Toute la semaine ça aura été un peu son rôle de chauffeur batteur, ou batteur chauffeur, les deux étant aussi bien mené à chaque fois. Il s’enquille 3 bonnes heures avant que l’on fasse la pause bouffe. La bouffe sur la route, c’est l’abnégation. 1 fois sur 2, la nana au comptoir ne veut pas articuler, 4 fois sur 4 c’est de la friture et dès fois c’est juste du pain avec de la friture. Qu’à cela ne tienne, on a faim.

Il est 19h quand on arrive à Atlanta. Ici c’est Halloween en avance. « Sacrilèges », selon Jay. Les rues sont remplies d’enfants déguisés en batman, spiderman, loup-garou avec des sacs de bonbons à la main et des parents eux aussi maquillés plus ou moins élégamment. Souvent moins d’ailleurs. Parmi les situations d’Halloween les plus effrayantes on retient : un enfant déguisé en burqa et une Catwoman haltérophile.

Le club est petit mais bien foutu, on s’installe dans la complication des larsens et du son qui tourne sur scène mais à 21h30 tout est prêt quand Jay commence. Encore un super concert de James Robbins. Encore plus énervé qu’à l’habitude mais c’est une forme de colère qui lui va bien. À notre tour. On commence toujours par Past Simple et malgré les problèmes de son, on se concentre pour rentrer dans le concert. On joue 3 morceaux de Jawbox, super version de Mirrorful ce soir, un des mecs devant la scène devient dingue. On termine par Empirical Dismay, lourd, fort. On est en nage devant 40 personnes aux anges. C’était pas gagné quand on est arrivé, ni l’accueil, ni l’affluence dans le bar ne laissait à penser que ça se passerait comme ça. Mais tous les jours on fait la même chose, on applique la même recette avec la même intensité : on se concentre et on essaye de faire notre meilleur concert. Et parce qu’on fait ça, il y a un avant et un après concert.

Il reste 3 heures pour Gainesville. Certains auront vu le soleil se lever, d’autres ont écrasé, d’autres ont mangé des scones aux fruits rouges. Un report ce sera toujours des raccourcis, des zoom, des virgules, des points de suspension sinon ce serait trop long. Mais chacun de nos reports nous fait mesurer que ce qu’on vit est hors-normes.

Putain. On a joué à Atlanta.

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US Tour Day 8 @529 venue- Atlanta

Today’s report is written from the van. It’s Sunday, 6.57 and we’re driving to our last show of the tour.

Yesterday morning, a smell and a sensation woke us up around 10. A smell of tide and a sensation of humidity we are not very used to. It’s already very warm in Charleston when everyone is washed and coffee’d.

Around noon, we are ready, the van is full of bodies, bags and amps. Our hosts become our guides to the beach for a last ride together. 30 minutes later, we arrive in a nice wealthy neighborhood surrounded by swamps that leads to the beach. Looks like our French Atlantic coast! Cam, Germain and Charly enjoy a quick bath while the rest of the crew puts their feet in the water. We even get to see a dolphin’s fin! A short beach session it was and now it’s time for good byes, we thank Hunter, Rebecca and Ryan for their hospitality and generosity and we head for Atlanta in a very hot weather. Windows are rolled down to dry our wet underpants in the wind. Charly drives a good 3 hours and then we take a quick lunch break.Eating on American roads is challenging, you have to be capable of abnegation to somehow bear this junk… whatever, we were hungry.

It’s 19.00, we finally arrive in Atlanta. People here are celebrating Halloween already. People’s costumes are quite funny, from Batman to spiderman, from a werewolf to horror movies’ heroes…People seem to have fun at least!

The club is small and cool, we set up and soundcheck struggling with some feedbacks from r’n’r heaven, but when J. starts his set, we’re all good. Tonight was a very good show for him, with maybe a tad bit more anger or attitude, just great! Tonight’s show starts with Past/Simple and despite some sound issues, we rock through the set. We play 3 Jawbox songs, one of the guy in the audience turns mental at the end of Mirrorful; at times it’s crazy to realize that we actually play Jawbox songs with J. … We end the show with Empirical Dismay, heavy and loud. We’re all sweaty when we ht the last chord in front of 40 happy people. Not sure it was so easy to anticipate when we arrived, but we’re trying hard to make it happen everyday; we apply the same methods with the same intensity, wholeheartedly. We focus, we remind ourselves why we’re here and how lucky we’re to be and just try to give the best performance every night. We believe that because of that, whatever the beginning of the story, it’ll always end with a happy conclusion.

We’re about 3 hours away from Gainesville, some of us are watching the sunrise, the others are already back to sleep. Reports are always full of compromises, punctuation, memories and zooms, if the weren’t, it would just be too long and exhausting. Nonetheless, reports are the best reminders that what we live is incredible. Hell yeah, we played Atlanta, GA.

 

 

 

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